Avions légers de sport

 

LSA A L’EUROPEENNE

 

Parmi les “simplifications” réglementaires étudiées par le groupe MDM-032 pour le compte de l’EASA, figurent une nouvelle licence de pilote de loisirs (LAPL) et des avions devant être moins coûteux à certifier, réparer et entretenir. Ainsi, deux nouvelles catégories devraient voir le jour dès l’an prochain, les European Light Aircraft (ELA 1 de moins de 1.000 kg et ELA 2 de moins de 2.000 kg).

Depuis quelques temps, une sous-catégorie a vu le jour dans la catégorie des ELA 1, ceci à la demande des constructeurs tchèques qui souhaitent vendre en Europe les appareils commercialisés aux Etats-Unis sous la réglementation américaine LSA (Light Sport Aircraft), déjà appliquées outre-Atlantique.

Aussi, l’EASA prévoit-elle une LSA européenne. Seul problème, les critères retenus ne sont pas parfaitement comparables à ceux retenus par la FAA. Aux Etats-Unis, un LSA est au maximum un biplace a la masse maximale limitée à 600 kg, décrochant sous 45 Kt et ne dépassant pas 120 Kt en palier avec la puissance maximale continue affichée. Il doit être à train fixe, l’hélice à pas fixe. Il est limité au FL100.

De son côté, l’EASA retient pour l’instant que son LSA aura 600 kg de masse maximale, devra décrocher sous 45 Kt “en vitesse calibrée à la masse maximale au décollage et au centrage le plus critique”, d’une capacité maximale de 2 personnes y compris le pilote, avec un seul moteur “non à turbine” équipé d’une hélice. Le train rentrant et l’hélice à pas variable restent donc possible. Il n’y a pas de limitation en vitesse maximale. Il sera limité au VFR de jour et sans aptitude à la voltige.

Ainsi, le LSA européen, pour répondre à la réglementation américaine, devra se limiter dans les faits en performances s’il veut trouver un marché aux USA, car on ne voit pas les producteurs faire d’un même modèle un LSA américain différent d’un LSA européen…

A suivre car le projet de réglementation a été rendu public ce 18 avril sur le site de l’EASA et il y a donc trois mois pour faire des commentaires avant une synthèse et des modifications apportées par l’agence avant application de ce nouveau texte réglementaire.

On apprend au passage que la CS-VLA (Very Light Aircraft), régissant les biplaces certifiés type Aquila, Lion, Katana, P2002, AT-3 pourraient voir leur masse maximale passer de 750 à 850 kg. De plus, après l’acceptation du triplace APM-30 Lion dans cette catégorie, avancée qui reste ouverte à d’autres constructeurs suivant le même processus d’amendement, l’EASA ne serait pas opposée à ce que des CS-VLA voient le jour… Ce serait un point positif puisqu’une certification CS-VLA est nettement moins coûteuse qu’une certification CS-23 qui impose des crash-tests et des études de tenue à la foudre.

Plus d’informations dans la revue Pilotes n°10 à paraître début mai. Sommaire déjà consultable sur ce site…

vendredi 18 avril 2008

 
 
Créé sur un Mac

suivant >

< précédent